29.07.2006
This is the end
00:22 Publié dans Je t'aime, moi non plus. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Adieu
18.07.2006
J'vais divorcer d'avec moi-même afin de passer plus de temps avec mes enfants
Le problème est : que faire avec des enfants qui auront bientôt deux ans (le 13 septembre, trois jours après mon anniversaire...T'as bien saisi l'message ou je te le redis? LE 10 SEPTEMBRE C MON ANNIVERSAIRE)?
C'est vrai, quoi, ils ne m'écoutent jamais quand je leur parle...
"Alors qu'est-ce que t'as fait à la crèche aujourd'hui, ma chérie?
- Gaguedoudiné...abadouguareré...ta! ta!
- Ah bon...D'accord...Oui mais...(elle me montre mon nez, alors j'en profite pour lui apprendre le français, parce que pour le moment hein...L'japonais, j'me sens pas trop d'm'y mettre...Je vais devoir je crois...) NEZ NEZ, ça, c'est LE NEZ DE MAMAN.
- Ga!
- NEZ!
- Na!
- Tu préfères qu'on chante ta chanson? (Ils ont inventé une chanson avec leur frère, je ne sais pas si ça sort de la crèche ou si c'est du Tears for Fears, toujours est-il que je les ai surpris l'autre fois en plein show, choragraphie du feu de Dieu comprise) DADEDOUDOU DADEDOUDOU!!!"
Elle sourit, comme à chaque fois qu'elle ne veut pas refaire un truc que j'ai envie qu'elle refasse, l'genre "Tu comprends rien, t'es qu'une vioque, n'essaie pas d'faire la branchée". Puis déjà, elle cherche à s'barrer. Ils cherchent toujours à s'barrer....Même quand je ne leur explique pas les 4 antinomies de la raison pure.
Ah ouais et au fait, j'plaisante pas : à trois mois, je leur ai exposé les antinomies (quand je les ai lues, moi, j'ai trouvé que j'aurais perdu moins d'temps, si je les avais lues avant...). Ca et puis tous les contes, revus et corrigés...avec l'explication psychanalytique en prime. Ils m'écoutaient déjà plus longtemps à l'époque. Ils pleuraient pas avant dix bonnes minutes...
J'leur disais tout l'temps : "Patience est mère de toutes les vertus".
J'ai démissionné depuis, j'ai démissionné...
Mon fils, c'est pas compliqué, est un obsessionnel : "balle, balle", il ne sait que dire que ça, depuis le matin au réveil jusqu'au soir au coucher. Il te pointe du doigt tous les objets ronds (même le lustre) en disant "balle, balle". Tu sens qu'il est heureux quand tu prends la balle en question dans les mains pour jouer...Mais faut bien avouer qu'au bout de cinq minutes, ça te casse un petit peu les couilles cette fascination pour la balle...
En dehors des câlins (qui les agacent très vite, même s'ils se battent pour avoir tes bras), sérieusement, j'me sens un peu à court d'idées, là...Ils aiment bien que je les fasse valser aussi...mais ils deviennent un petit peu lourds, quand même...
Alors on sort. On va voir la mer, les poules, les canards, les coqs...on essaie la cafeteria, on abandonne la cafeteria, on essaie le Mac Do, Caly nous crache les beignets de poulet dans la tronche (et on s'dit qu'elle est drôlement engagée politiquement, déjà, à son âge...). Ils adorent courir, mais toujours dans la direction opposée à la nôtre...J'crois qu'ils aiment nous faire courir en fait. Voilà, c'est ça ;-)
Mercredi, j'ai décidé de passer l'après-midi seule avec ma fille. Ma grand-mère va prendre Doudou. Alors je lui ai dit comme ça :
"Ca va être bien tu vas voir...On va faire du shoppaing entre filles (merci zazon)...On va mettre nos lunettes de soleil et on jouera les stars. J't'achèterai des bagues, des colliers, des bracelets, tu ressembleras à un arbre de noël."
Elle a ri, un peu comme si elle comprenait.
Ma fille a les plus jolis yeux bleus du monde...et le plus joli sourire aussi...Je me languis vraiment qu'elle abandonne le japonais pour le français.
01:25 Publié dans Rêves enfumés | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : enfants
07.07.2006
Martika, future mémé à chats
Depuis toujours, j'aime les minous. Je sais, je sais...mais c'est plus fort que moi. J'ai une tendresse quasi instinctive pour les chats, et une aversion proportionnellement inverse pour les chiens
Non, c'est faux, j'ai même failli m'en prendre un cent fois depuis la naissance des enfants, mais comme je déteste sortir...
En fait, les chiens me font pitié, ils sont trop en demande d'affection, de manière beaucoup trop ostentatoire, ils sont trop bons (trop cons?), et me renvoient sans doute une image de moi-même assez peu flatteuse : je ne suis qu'une chienne au fond. Une chienne vagabonde, une bâtarde, une
"Martika est joueuse, Martika est tatouée, on se dépêche de l'adopter" (Voir Sketche de Dupontel, "Trente millions de mamies")
Je suis une chienne amoureuse des chats. Petite, je courais après les chats sauvages dans la villa de mes grands-parents. Je n'ai jamais pu en attrapper un seul : sans doute le début de mon admiration. Les chats sont drôlement malins, je trouve. Les chats sont très habiles, très souples, et si le danseur avait un idéal, ce serait d'avoir un corps de chat.
J'ai eu tout plein de chats dans ma vie, mais très peu m'ont véritablement aimée. Ma mère avait une chatte que j'appelais à juste titre l'Antechrist. Cette chatte ("minette" de son vrai nom), elle te mordait les mollets de bon matin si tu ne te dépêchais pas de lui donner à manger. L'Antechrist, elle rigolait pas, je peux te le dire. Elle est morte quasiment en même temps que ma mère. Bizarre, l'amour des chats, hein? La chienne a survécu.
Puis un jour, on m'a donné Inoxx (qui ne s'appelait pas encore Inoxx à l'époque, puisque c'est moi qui l'ai baptisé). Ma voisine avait une chatte qui venait de faire une portée, et Inoxx était le dernier, celui dont personne ne voulait. Très attaché à sa mère, et très angoissé, il était très agressif. Je n'avais jamais vu une chose aussi laide et aussi belle à la fois : un genre de rat gris-marron zébré de noir, maîgre et ridicule, qui croyait faire peur en feulant, crachant et faisant le gros dos, les poils hérissés comme s'il avait mis la patte dans une prise électrique.
Ce fut le coup de foudre, instantanément. Du moins de mon côté, car il lui fallut trois/quatre jours pour m'adopter.
Inoxx, il me faisait mourir de rire. Un vrai ptit mec : fragile, sous ses grands airs de caïds. Complètement foldingo, comme moi. Il s'était logé derrière la machine-à-laver, pas moyen de le faire sortir. Mon mec de l'époque était inquiet. Je lui disais, en souriant :
Fiche-lui la paix, il finira bien par sortir...
Et effectivement, en moins de temps qu'il en faut pour le réaliser, Inoxx se balladait sur les touches de mon ordinateur tandis que je tapais un mémoire de psycho sociale, et la nuit ronronnait dans mon cou.
En ce temps-là j'avais déjà une chatte un peu grande, Miss Kittie (comme la chatte de Cat Woman), au beau pelage roux angora (une vraie renarde), et dont Inoxx tomba rapidement raide dingue. Il fallait le voir monter sur elle, alors qu'il était plus petit qu'elle de moitié! Nous dûmes nous résoudre à le castrer...Je me suis sentie coupable, en particulier lorsqu'on m'a rendu mon Inoxx à moitié sonné par l'anesthésie.
Le temps a passé...J'ai quitté Christian, qui a emporté Kittie...J'ai gardé Nonox, qui était devenu un beau jeune chat grand et musclé, et qui passait ses journées à courir sur les toits. Souvent il m'emmenait ses copains les autres chats du toit. Les voisins venaient sonner à ma porte pour les récupérer.
Autre mec (le père de mes enfants, qui haïssait les chats, et que je soupçonne de maltraitance : mon chat restait planqué des jours entiers lorsqu'il était là, et si vous le connaissiez, vous comprendriez qu'il y avait anguille sous roche - le fameux instinct animal?), autre rupture. Mon chat est toujours resté. Sans déconner mec, c'est pathétique à dire, mais c'est l'mec que je connais depuis le plus longtemps.
Il a vu naître mes enfants, qui l'adorent, évidemment (Quand ils le voient, on dirait qu'ils voient le fameux "Chat-bus" de "Totoro"). J'dois bien avouer qu'il me les brise menu en c'moment (en résumé il est jaloux alors il les imite, ce qui fait que le matin, je n'ai pas seulement DEUX enfants qui pleurent pour avoir leur biberon, mais TROIS), c'est du quasi-harcèlement, ce qu'il me fait endurer. Yaël, qui a eu un petit aperçu de son délicieux miaulement de la nuit, m'a dit l'aut'fois
"Mais elle est en chaleur, ta chatte...
- Ouais...Sauf que c'est un chat et qu'il est castré."
(Chais pas pourquoi, dès qu'je dis un truc, elle rigole...)
Donc, p'têtre bien qu'ses couilles ont repoussé...D'ailleurs il reste étrangement svelte, pour un chat castré...De toute façon, aucun doute là-dessus, je ne peux pas le renier : c'est bien MON chat.
Névrosé
Bavard
Eternel enfant
Fou...et aussi affectueux qu'un chien ;-)
P.S : pour ceux qui se demandent pourquoi l'avoir appelé Inoxx, c'est simple :
1. Parce qu'aucun autre chat ne s'appelle comme ça.
2. Parce que j'aime les paradoxes.
01:05 Publié dans Je ne suis pas celle que vous croyez (ni celle que | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chats
04.07.2006
Parfois, je suis une femme comme les autres
Quelques petites clarifications avant de démarrer cette note, qui, je vous rassure, ne bouleversera nullement votre conception du monde. Tout d'abord je ne plastiquerai pas ce blog : je ne me le permettrai jamais...Martika n'est donc pas totalement morte, elle a simplement fait faillite avec sa cuisine et a donc décidé de tout réinvestir dans sa Fumerie. Deuxièmement je rappelle que le principe de ce blog (son "plan" si tu préfères) est de montrer que Martika n'est pas complètement dark, ni Anisée totalement pink. C'est pourquoi je vais te développer certains points, là, tout d'suite, où tu pourras constater, non sans un certain soulagement que moi aussi je suis très très chiante...comme une femme...
1. Je ne drague jamais. Non mais sans déconner. Plutôt crever que d'avouer la première. Plutôt laisser passer l'occas. J'me dis "Bien fait pour ta gueule, mec, tu sais pas c'que tu perds" ; et j'me dis aussi "c'était pas ton destin" (mouvement rétrograde du vrai).
Mais j'ai quand même un moyen assez clair de m'faire comprendre : MES YEUX MECS, MES YEUX. Aucun homme ne s'y trompe jamais. Les mecs savent repérer les pensées lubriques, tu penses bien...Je mate donc de toute la force de mes grands yeux, je souris avec un p'tit air coquin/grivois/coupable, l'genre de sourire qui t'dit
"Hey mec, t'as compris l'message?"
Le genre de sourire qui t'encourage en résumé.
Ensuite, y a des variantes...Parfois je baisse les yeux, rougis un peu, fais la fausse intimidée, l'genre
"Je ne vois pas de quoi vous voulez dire..."
C'est d'la flemme en fait, rien de plus. Sauf les fois où je suis réellement paralysée. En général, c'est le signe que je suis vraiment très éprise.
2. J'aime autant ne pas baiser le premier soir. Ni le second, ni l'troisième en fait...Chais pas, il faut s'organiser un peu : s'épiler, redécorer la maison de fond en comble (au cas où l'mec verrait tes cartes postales de chats ridicules), s'acheter des sous-vêtements, etc...etc...
Enfin d'un autre côté, comme je suis très angoissée à l'idée de faire CA avec l'con v'nu (petit clin d'oeil à Sancho), mieux vaut s'jeter à l'eau hein...
3. Dès que l'mec a filé, moi aussi je me demande s'il va me rappeler. Je ne rappelle jamais (même principe que la drague...).
S'il me rappelle pas, je casse sa montre (VERIDIQUE). Ou alors j'la file à mon père. Ah oui : j'aime bien piquer un truc à un mec avec lequel j'ai couché (comme les serial killers qui garde un doigt ou une oreille...en trophées). Et j'aime encore plus qu'il n'ose pas venir l'récupérer.
4. J'aime pas le foot, ni aucun sport à la télé d'ailleurs. J'préfère baiser. Remarque bien qu'un homme qui mate le foot ça a ses avantages : tu peux aller te toucher et jouïr réellement. OU lire un bouquin palpitant plutôt que d'avoir à subir une énièèèèèème conversation sur son chef. Ou dire du mal de lui à ta meilleure copine.
5. Je suis gourmande et coquette. Je rêverais d'un chocolat 100 pour cent sucre et matières grasses, 100 pour cent light.J'suis prête à souffrir pour être belle : porter des talons aiguilles même pour aller danser avec le sourire, traquer les poils jusque là où personne ne va aller les voir (du moins en c'moment...), perdre un temps précieux dans la salle de bains, faire agoniser mon porte-monnaie, etc...
6. En théorie je déteste le porno mais en pratique un seul plan me fait mécaniquement mouiller. L'autre fois j'essayais de me demander si honnêtement j'voyais, en tant que femme, le porno différemment...Ben non en fait, j'y mettrais plus de scénar (plus de dialogues, plus d'imagination, etc...) mais dans l'fond qu'est-ce qu'on s'en branle après tout (c'est le cas de le dire...) puisque c'est le résultat qui compte.
Maintenant je ne pense pas que les actrices (voire les acteurs) aillent très très bien dans leur tête. J'me demande souvent si mater ce genre de films ne revient pas à cautionner l'esclavage/ violer les droits de l'homme. Mais bon, c'est un débat beaucoup trop sérieux pour cette note, et faut pas déconner, je ne vais pas m'engager sur TOUS MES BLOGS.
7. Je suis chiante et je gueule tout le temps pour un rien :
"Qu'est-ce que c'est que ce bordel?"
Quoique...J'aime bien faire le ménage en général, ça me détend...En fait j'gueule plutôt dans c'genre de situation : mon mec me parle d'une super bonne copine trop maligne, trop drôle, etc...etc...Dans un premier temps, dans l'idée de garder l'esprit ouvert, je n'dis rien (Je ris jaune, et ponctue la conversation par des "ah ouais? Sans blague? Ah ah ah, trop drôle..." tandis qu'intérieurement je me dis "Pas possible, il a envie de mourir ce soir?") ; puis à la moindre occas' (SPM, chaussettes sales, "C'est quand qu'on s'marie déjà?") j'explose et j'te prie de croire qu'il ne me reparle PLUS JAMAIS de la meuf en question.
Voilà mec, j'te l'ai fait rapide, là, parce que j'sors ce soir, mais sache qu'avec autant de qualités féminines,ça m'sidère que j'sois pas encore mariée ;-)
17:35 Publié dans Je ne suis pas celle que vous croyez (ni celle que | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : féminité
23.06.2006
Coming out
Chers parents/amis qui m'avez reconnue (ou qui découvrez ces lignes après mon suicide)
Chers exs, chers futurs,
Chers blogueurs,
J'ai ce soir quelque chose de fort grave à vous avouer : je suis hétérosexuelle.
J'sais bien, maman, que les hommes sont tous des obsédés sexuels...Quoique...Non en fait...Ils ne le sont pas autant que moi ;-)
J'sais bien papa, que tu croyais que j'étais l'Ima-enculée Conception...Mais bon, un mec, c'est bien, parfois...Surtout quand l'mec, c'est pas toi hein, surtout quand l'mec c'est pas toi ;-)
J'sais bien, Christophe, que les mecs sont intellectuellement limités par leur instinct reproducteur (mais bon, ça va, les capotes, ça existe quand même...)
J'sais bien les mecs, que vous m'avez traitée/me traiterez tous de p'tit mec, et qu'ça vous interpelle sur vos propres préférences sexuelles.
J'sais bien Sandra, Yael, Indilou, que ça vous fend le coeur (non mais en pratique, y a moyen de moyenner>> Almerialavraie@hotmail.fr).
Mais c'est ainsi : je suis une banale hétéro. J'ai découvert ça quand j'avais 18 ans ; victime de la pression de mon entourage (milieu du chaud-baise, narcisisime des danseuses, etc...) j'ai failli étouffer ma différence successivement à 24 puis de manière moins durable à 26.
J'vous en supplie, docteur, dites-moi que je suis homo (histoire que je comprenne enfin pourquoi je souffre autant avec les hommes...Tu vois Régine dans "L'Exorciste"? Voilà, t'as une idée de mon état quand je suis avec un mec).
- Non, pas homo, narcissique
(Non mais il voulait m'baiser j'suis sûre...Tu t'rends compte? si ça s'trouve, c'est aussi con qu'ça et à cause de lui je vais périr en tant que pôvre et banale hétéro -malheureuse -)
Non mais sérieusement : je pourrais retomber amoureuse d'une femme, je pense. De plus, je fais souvent assez spontanément plus confiance aux femmes qu'aux hommes (à tort sans doute, l'habitude...)
Je n'ai absolument aucun blocage (c'est un euphémisme même...) du style
"Berk, j'pourrais pas en embrasser une"
Si si, je peux, je peux, et j'dois dire même qu'on y prend rapidement goût : peau plus douce, parfum délicieux...Je peux les embrasser et je peux même faire davantage encore : avoir une relation sexuelle complète. Même si je trouve cela assez difficile (manque d'habitude sans doute), angoissant même : peur de ne pas faire jouir (car l'idée de performance est assez fortement ancrée en moi). Mais j'crois que je pourrais aisément dépasser ce stade : en pratiquant, tout simplement. Demeure quand même un "problème" dans l'homosexualité féminine à mon sens : la difficulté pour jouir de concert (pas impossible, je l'entends bien, mais difficile, or c'est important je trouve, cette idée de défaillir en même temps).
Bref, moi, je ne suis pas contre une aventure avec une femme mais...Telle que je me connais, si j'commence à m'lancer dans une aventure, j'vais devenir rapidement passionnément amoureuse (parce que je ne fais pas les choses à moitié), or je ne conçois pas d'amour sans vie en commun (même si j'adore ma solitude et que j'ai de plus en plus de mal à envisager l'idée de revivre en couple, ouais, je sais, ça fait partie de mes contradictions, mais l'idéal est bien là).
MAIS JE NE POURRAI JAMAIS VIVRE AVEC UNE MEUF NON NON AU SECOURS!!! Une meuf qui voudrait faire la vaisselle à ma place, à la manière qui lui convient, ranger comme ceci, faire la lessive comme cela (Repasser peut-être!!!)
mater des nazeries à la télé sans doute (commeuh...La Star Academy au hasard ;-))
acheter des tas de petits bibelots idiots comme des petits chats en porcelaine, des ballerines, des clowns...
dilapider tout l'argent du ménage en coiffeur, breloques, maquillage et séances d'épilation du maillot
Ouais puis surtout les meufs parlent, parlent, parlent, tout le temps elles parlent...même au réveil (faut pas m'parler la matin au réveil...JE PEUX TE TUER POUR CA) Y a des mecs bavards, mais les femmes elles sont malignes...Elles savent quand tu ne les écoutes pas.
Nan nan tu vois, moi j'ai été séquestrée 18 ans par ma mère, j'ai une soeur et une grand-mère assez présentes alors...LES FEMMES J'EN AI MARRE.
Voilà.
Désolée.
Mais bon, ceci dit, je recherche une maîtresse qui aurait elle aussi un mec (CELA N'EXCLUT NULLEMENT YAEL JE T'ATTENDRAI). Pas pour faire des parties à quatre (ni à trois), non non non : juste pour prendre du bon temps ensemble, une bouffée d'oxygène, et dire plein plein de mal de nos maris.
Si tu es intéressée (et blonde ou brune ou rousse...à forte poitrine...ou pas - pour pas évincer Ab6), contacte-moi donc à l'adresse suivante :
A très vite.
Martika.
22:05 Publié dans Je ne suis pas celle que vous croyez (ni celle que | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Indilou, Sandra, je vous aime
15.06.2006
Martika carbure aux bisous
Un jour, je tombai amoureuse d'un étudiant en histoire, parce qu'il ressemblait un peu à Matt Damon avant que je connaisse Matt Damon, parce qu'il se prénommait Roland comme dans La chanson de Roland, et SURTOUT parce qu'il nourrissait une passion supérieure à la mienne (tu te rends compte???) pour Genesis des origines.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
Il s'agissait du frère de ma meilleure amie, Alice, grande suicidaire s'il en était, et qui s'teignait les cheveux à la punk (rouge devant, vert derrière, rasé sur les côtés et noir aussi un peu...mais chais plus où). C'était devenu ma meilleure amie parce que j'étais la première de la classe, et qu'elle avait eu besoin de mes cours lorsqu'elle avait été hospitalisée pour avoir tenté de mourir avec son GRAND AMOUR (qui lui n'avait pas eu le courage de...un sataniste, je ne te dis que ça...)
J'tombe souvent amoureuse des frères de mes meilleures amies : parce que je suis amoureuse de mes meilleures amies, je crois ;-) En général, ça leur plaît pas (elles sont jalouses). BREF, c'était un amour impossible : il était avec une boulangère, j'étais avec mon mangeur de BN (mon premier mec) et à cette époque, nous étions fidèles (euh...ouais enfin...J'ne sais pas pourquoi mais tout c'qur j'puis dire c'est que cette fidélité n'était pas de mon fait).
C'que j'aimais bien chez Alice et Roland, outre leur grande culture littéraire et leur sensibilité artistique un tantinet "anglosaxone" dans l'concept (m'demande pas c'que ça veut dire, j'en ai fichtrement aucune idée), c'est qu'ils venaient d'une famille aussi fauchée que la mienne...Ca nous avait forcément rapprochés, dans un bahut pour petits bourges fils de Commerçants. La première fois que je fus invitée chez eux, c'était en plein coeur de l'hiver, et ils ne disposaient d'aucun système de chauffage...Nous étions quatre djeuns, assis par terre à califourchon (le cliché quoi), écoutant Tresspass de Genesis. Et on s'pelait vraiment les miches. J'restais uniquement parce que j'étais complètement morgane de Roland.
Et le voilà qui commence à rouler un joint...(et moi je n'avais absolument aucune envie de fumer ce joint...Déjà que je fumais tout court depuis très peu d'temps...) Ils ne se sont pas demandés une seconde si oui ou non j'fumais tu vois...Pour eux c'était d'une telle évidence que je n'ai pas su résister. Mais honnêtement, je n'en voyais pas l'utilité. D'ailleurs, ça n'a pas beaucoup d'effet sur moi : ça m'assomme. Tu vois, l'genre BRIQUE SUR LA TRONCHE. Déjà qu'je suis lymphatique naturellement...
Un jour, je tombai amoureuse d'un type qui s'faisait appeler Chronos et qui était gothique.
J'te raconte l'histoire parce qu'elle est un peu folklo : lors d'une soirée où je m'étais rendue toujours avec la même Alice, je croise ce jeune garçon, plutôt bien fait de sa personne quoique fort maigre (mais avec de longs cheveux bouclés, j'adore les longs cheveux bouclés), alcoolique de son état (à 20 ans), et vraiment vraiment très malheureux....(relation pathologique avec son ex, ils venaient tout juste de rompre). Ce mec, il cultivait (très sérieusement j'précise, c'est important...) le look "The Crow" (pour te donner une idée d'son QI...) Mais moi j'm'en foutais tu vois, j'le trouvais trop trop trop beau dans son malheur, sensible, fêlé, etc...Et je n'arrêtais pas de le dévorer des yeux...Mais comme je suis timide , apparemment ça n's'est pas vu donc...Un jour je le vois débarquer devant mon bahut pour hypokhâgneux boutonneux, grand maîgre, avec un grand impair noir (jt'e jure, j'te jure!!!) et une bouteille de bière (évidemment). Il retire son impair...et sur ses bras il y avait plein de balafres sanglantes. Alors moi j'lui dis
Ah bon?
Et lui mé répond :
C'est pour toi que j'ai fait ça.
Sans déconner mec, j'ai pas compris l'fou hein...Mais j'l'ai pas contrarié.
Et j'ai bu, bu...J'avoue que si j'devais sombrer dans une drogue, je choisirais l'alcool : ça réchauffe d'abord, ce qui n'est pas négligeable quand tu passes ta vie dehors (comme c'était mon cas à l'époque) ; c'est facile à trouver, pas illégal de s'en procurer....(mon côté "pratique" qui parle...) La prescription est orale, etc...
Mais on a bu on a bu hein...Et on n'a pas beaucoup baisé (en fait...ON N'A PAS DU TOUT BAISE TU CROIS CA MEC??? UN MEC QUI SORT AVEC TOI SANS T'BAISER??? J'en ai jamais connu d'autres après...Un grand dépressif sûrement...)
Ces djeuns, ils en avaient après les politiciens d'après ce que j'ai cru comprendre...Lesquels? Pourquoi? Je ne l'ai jamais su...Probablement qu'eux non plus ne le savaient pas.
Les Politiciens ont intérêt à ce que la jeunesse boive, leur disais-je.
Alice s'arrêtait net de boire pour dire : "Elle a raison".
Puis on allait s'acheter des bières.
Un jour, je tombai amoureuse d'une anorexique qui voulait se désaper, et je me suis mise à gerber et à m'désaper comme elle.
Tu peux pas baiser quand tu gerbes : parce que quand tu as fini un dîner en amoureux par exemple, et que ton amoureux veut t'baiser, toi tu t'sens "pleine".
T'as besoin d'aller gerber.
Un jour, pour comprendre ma reum, j'ai avalé tous ses cachetons.
Sans déconner, mec, j'ai toujours pas pigé.
En fait, je suis restée la même que quand je les voyais, ces abrutis finis, s'enfoncer des aiguilles dans l'bras, et devenir crétins.
Crétins qui s'croyaient malins.
Vômissant tripes et boyaux et s'trouvant beaux.
J'veux des bisous, des bisous, des rires, des tartes à la crème, des jeux d'enfants, des caresses, des bisous.
J'veux baiser, bisouter et rire, voilà. J'peux comprendre qu'on soit désespéré, mec, j'peux comprendre...Mais enfin TU M'ETONNES QU'ON SOIT DESESPERE QUAND ON PREFERE SE DEMONTER LA GUEULE PLUTOT QU'D'BAISER ET D'FAIRE DES BISOUS.
Voilà. J'voulais faire une note beaucoup plus théorique, mais finalement, c'est sorti comme ça.
Martika.
22:10 Publié dans Je ne suis pas celle que vous croyez (ni celle que | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Sex, drugs, rock'n roll
14.06.2006
L'intello et la presse porche-cul
ATTENTION, ceci est extrait d’une conversation réelle.
- Anisée : La nana qui parle à son "mec" (copyright Martika) comme si c’était sa meilleure copine
- Le glaiseux : Qui pour l’occas. se la pète intello bobo.
- C’est bizarre, j’ai du mal à fantasmer sur un mec. Tu vois je peux m’émouvoir, avec les hormones qui fulminent et tout [pour pas dire que d’autres mecs m’excitent un peu] , mais je vais bloquée sur la touffe de poil qui sort du tee shirt. Et ça me rappelle toute la pilosité potentielle, les sueurs potentielles accrochées aux poils…Ouai tu vois moi j’ai un regard perçant. Je vois des cheveux gras et j’imagine qu’il ne se lave pas la bite...je peux même compter les morpions de ses couilles juste en regardant ses cheveux.
En fait je peux fantasmer jusqu’au baiser… parce qu’il y a qu’un seul facteur pour arriver jusque là « l’hygiène bucco dentaire » et encore, t’es pas obliger de la rencontrer…
- Mouai moi je peux même pas fantasmer jusqu’au baiser. Je me dis que si ça s’trouve la nana elle passe sa vie à faire des comptes rendus de « Marie Claire » à ses copines.
- Attends ! T'es mal placé pour dire ça! T’es la seule personne que je connais qui lis tous les mots de chacun des « voici » et « entrevue ». Qui LIS putain ! Ce n’est pas fait pour être lu !
- Ouai mais tu vois, un mec qui fait de la philo, un être aussi intelligent que moi, qui lis ça, c’est un pied de nez à l’Intelligentsia. Quand je fais ça, j’ai l’impression d’être une œuvre d’art.
- C’est vrai que la photo que j’ai de toi où tu lis honteusement entrevue en calbut, les cheveux mouillés, c’est de l’art.
- Ouai ce genre de chose pour que ce soit de l’art faut le faire jusqu’au bout tu vois.
- Donc c’est pour accentuer la valeur révolutionnairo-artistique de ton geste que quand tu lis entrevue mot pour mot, tu le fait en calbut.
- T’as tout compris.
Anisée
01:45 Publié dans Je t'aime, moi non plus. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Anisée
13.06.2006
Le Paradis, c'est l'Enfer!
J'voulais parler de drogue, mais la p'tite a sorti l'fouet et me somme de répondre à la question de mon Eden...Ce qui ne manque évidemment pas de vous faire penser aux Paradis Artificiels de Baudelaire
Si si, ça ne manque pas de vous y faire penser
...Ca m'irait bien ça, de dire que mon Eden est artificiel. Rien ne me débecte plus que la nature, le bruit du vent dans les arbres, la légère brise marine me caressant le visage, le doux chant des oiseaux et la chaleur bienveillante du soleil
l'indifférence
le mistral qui détruit la coiffure que tu as mis trois plombes à parfaire
le mistral, encore, qui fait que tu t'pèles encore plus le cul en hiver
Ces cons d'piafs qui t'chient dessus sans complexe
le soleil qui t'file des mélanomes à la con (paradoxalement très malins)
( Anisée : euh...Isa j'te rappelle que sur ce blog t'es sensée faire un peu plus dans l'rose que dans ta cuisine...
Isa : d'accord...mais cette nuance de rose, les laboratoires Dior ont mis environ 5 ans à la mettre au point alors...J'ai l'temps encore, hein, j'ai l'temps...)
Moi j'aime pas (schtroumpf grognon staïle) la nature parce que c'est trop trop silencieux. Y a du bruit mais pas du bon bruit qu'j'aime (genre la voix d'Nina, les guitares électriques, une bonne petite dispute conjugale, des dérapages de bagnoles...). Y a d'la vie mais y a personne. On s'fait ièche. Pis c'est l'bordel. Trop d'relief, trop d'petits graviers, trop de mauvaises herbes...Des tas d'parfums que je n'peux pas sentir, puisque je n'ai pas d'odorat...
BREF. Un paradis artificiel (j'pense comme les sophistes en la matière : l'artifice est le propre de l'homme) MAIS pas au sens où l'entend Baudelaire (Ouais parce que j'ai l'intention d'écrire une note violente contre la drogue, mais j'peux pas trop en dire pour l'moment, parce que je préserve le suspense...Disons que tout l'monde me voit comme une fille trash, ben
NON EN FAIT
PAS SUR CA
SANS AUCUNE CONCESSION)
(J'sais bien que j'écris sur un blog qui s'appelle "La Fumerie", mais c'est un guet-apens pour vous mettre tous en cure de désintox)
Venons-en au fait. Je ne suis pas difficile, j'ai plusieurs paradis terrestres. Même que j'm'en contenterais bien, si j'pouvais m'y éterniser (si tu vois c'que j'veux dire...) Sans déconner, j'vois pas c'que les gens peuvent souhaiter du Ciel : retrouver les disparus? Attends mec, es-tu bien certain qu'le disparu en question ait envie de te retrouver, d'abord???
Mes paradis sont des dimensions parallèles dans lesquelles j'aime me perdre : ici un peu (ENORMEMENT), dans les livres, dans le sommeil (dormir 100 ans en attendant - car crois-moi faut attendre - que l'Homme déboule, voilà une idée qu'elle est bonne!!!), dans la rêverie que décrit Rousseau dans Les rêveries du promeneur solitaire , dans la baise...
Tu sais, dans ces moments où tu ne FAIS absolument RIEN, où tu es totalement INUTILE, IMPRODUCTIF, ABSENT, PAS LA, en cavale quoi...hors du monde, hors du système, OUT...
...OUT mec, OUT.
Le seule problème vient du fait que le temps que tu as le droit d'y consacrer est restreint. Conséquemment, d'une part tu ne peux pas réellement t'y perdre (puisqu'il faut bien en revenir...), d'autre part tu culpabilises un peu de t'y adonner (BRAVO LA MORALE JUDEO-CHRETIENNE!!!), ce qui gâte ton plaisir.
Voilà, cher Bon Dieu, cher Grand Sadique à moi que J'aime, cher petit papa noël, quelles seraient mes DERNIERES VOLONTES, mon voeu unique, si tu me demandais mon avis : GLANDER que diable, GLANDER. Chuis capable de réduire mes besoins physiologiques pour cela : quand j'écris par exemple, je n'ai plus faim, plus sommeil...
...Je n'ai surtout plus mal.
Martika
13:50 Publié dans Rêves enfumés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Martika




